Le podologue du sport ne s’intéresse pas uniquement au pied ou aux semelles. Au Centre de Podologie de Provence, notre bilan associe examen clinique, analyse des appuis, mesure de la force et données fonctionnelles afin de mieux comprendre le sportif, prévenir certaines difficultés et accompagner sa pratique.
Chez le sportif amateur comme chez l’athlète de haut niveau, le bilan podologique sportif permet d’étudier les appuis, le mouvement et les capacités fonctionnelles. Notre objectif est de comprendre comment le corps produit, absorbe et contrôle les forces afin de mieux orienter la prévention des blessures et la prise en charge.
Au Centre de Podologie de Provence, l’examen clinique reste essentiel, mais il est aujourd’hui complété par une analyse objective de données fonctionnelles et biomécaniques.
De l’examen clinique à l’analyse de la performance
Le bilan débute par l’histoire du sportif : discipline, niveau de pratique, antécédents de blessures, volume d’entraînement, douleur éventuelle et objectifs.
Nous analysons ensuite le pied et le membre inférieur, les mobilités, la force, le contrôle postural et les mouvements en rapport avec le sport pratiqué.
Mais observer ne suffit pas toujours.
Les plateformes de force, la dynamométrie et l’analyse baropodométrique permettent aujourd’hui de mesurer des paramètres que l’œil seul ne peut pas quantifier précisément : répartition des appuis, équilibre entre les deux membres, production et absorption de force, stabilité ou stratégie utilisée lors d’un saut.
Les plateformes de force présentent notamment une bonne fiabilité pour plusieurs mesures utilisées dans le suivi du saut et de la fonction neuromusculaire, à condition d’utiliser des protocoles reproductibles et d’interpréter correctement les paramètres.
La donnée n’a d’intérêt que si elle aide à décider
Accumuler des chiffres n’est pas notre objectif.
Nous cherchons plutôt à répondre à des questions concrètes : existe-t-il une différence importante entre les deux jambes ? Le sportif contrôle-t-il correctement son appui ? Produit-il beaucoup de force mais l’absorbe-t-il correctement ? Une asymétrie évolue-t-elle dans le bon sens après plusieurs semaines de travail ?
Il faut également rester prudent : aucun chiffre isolé ne permet de prédire qu’un sportif va se blesser. Les données prennent leur valeur lorsqu’elles sont associées à l’examen clinique, aux antécédents, à la charge sportive et au suivi dans le temps.
C’est cette lecture croisée entre clinique, mouvement et données qui guide notre prise en charge.
Prévenir plutôt qu’attendre la douleur
Le bilan peut évidemment être réalisé lorsqu’une douleur est déjà présente. Mais il prend également tout son intérêt avant que la gêne ne limite la pratique.
Chez un sportif qui augmente son volume d’entraînement, change de catégorie, revient après une blessure ou prépare une saison importante, établir des mesures de référence permet de mieux suivre son évolution.
Nous utilisons aujourd’hui cette approche aussi bien auprès de sportifs individuels que dans le cadre de collaborations avec des clubs de football et de handball ainsi que des structures et académies de tennis.
L’objectif reste le même : disposer d’informations exploitables pour mieux orienter la prévention, la préparation physique ou la prise en charge.
Et les semelles orthopédiques ?
Les semelles orthopédiques pour le sport ( ou orthèses plantaires) ne sont pas la conclusion automatique d’un bilan.
Lorsqu’une orthèse plantaire présente un intérêt, elle est intégrée dans une stratégie tenant compte du sport, du chaussage, des contraintes mécaniques et des objectifs du patient.
Dans d’autres situations, le bilan peut plutôt conduire à proposer un travail de mobilité ou de renforcement, une adaptation de l’entraînement, une modification du chaussage ou une orientation vers le kinésithérapeute, le médecin du sport ou le préparateur physique.
Situé à Cabriès, entre Aix-en-Provence et Marseille, le Centre de Podologie de Provence accompagne des sportifs amateurs et de haut niveau et collabore avec différentes structures de football, handball et tennis.
Notre rôle est d’abord de comprendre le sportif avant de choisir l’outil.





